Archives de catégorie : Bricolage

Menuiserie, éléctronique….

Refection d’une salle d’eau de 4m²

3 ans sans article, c’est inadmissible ! et pourtant, ce n’est pas par manque de matière, puisque je n’ai pas arrêté de bricoler !

Voyez cet article comme une preuve de vie… On devait partir en vacances après noël, mais le temps n’était pas compatible, alors on a refait une salle d’eau !

C’est la sixième salle de bain que je fais, vous les trouverez toutes sur ce blog si vous cherchez bien !

Avant / après

Commençons par un état des lieux :

On a une salle d’eau dans son jus (des années 70)

Les enfants ne l’utilisent plus à cause du débit de l’eau / du temps d’attente avant d’avoir de l’eau chaude.

Une première ruse issue de l’experience (genre, le conseil de tonton Bruno !) : faire toutes les mesures possibles (et les photos) et se les envoyer sur son téléphone pour les avoir dans les magasins de bricolage !

La cible, c’est un toilette suspendu, un meuble lavabo suspendu pour un menage facilité, un bac à douche de moins de 3cm (actuellement, c’est 15!), un grand miroir et un coup de jeune !

Deuxième conseil : tout peter avant de reconstruire. A chaque fois que j’ai gardé un truc « au cas où », ça a été contre productif !

Sur cette phase, j’arrive bien à mobiliser les troupes… Surtout qu’ils ont grandi (et moi vieilli) donc ça m’arrange bien !

Bref, vous l’avez compris, on a fait place nette !

Sur les salles de bains, on a toujours toute une phase de prérequis assez ingrats, parce qu’ils ne font pas avancer visuellement les travaux. Je parle en particulier de la plomberie, alimentation et évacuation.

C’est un des problèmes de cette salle de bain, donc il faut que je soigne l’arrivée d’eau.

A l’étage du dessous, on a un tuyau qui passe de 16 à 12, donc forcement, ça coince.

Je supprime et repasse en plus gros. j’en profite pour mettre deux vannes pour ne pas bloquer la maison pendant les travaux.

Autre problème, les tuyaux de la douche passaient par le lavabo, le chemin de l’eau faisait 5m supplémentaires. Je change tout ça pour faire une priorité à la douche. 35 soudures plus tard (et pas une seule fuite ! et oui, ça paye d’en faire), c’est en place :

Photo de gauche, on a le tuyau d’eau froide qui monte pour le toilette, et photo de droite, les deux tuyaux qui montent à l’étage pour la douche. Pas évident de souder dans les tuyaux d’évacuation, mais j’ai pu faire une partie de mes soudures au sol.

En démontant le carrelage, on est tombé sur un plancher en bon état, on a donc décidé de le garder et de le rénover. Au pire, si le résultat ne nous plait pas, on collera un carrelage sur un plancher vitrifié (c’est une définition du luxe ça, oui Monsieur).

Du coup, opération ponçage.

c’est du sapin, ça se fait assez facilement. Un coup de Multimaster Fein entre les lattes, puis joint bateau entre les lattes :

Puis grattage, re ponçage

Pendant que je bosse, d’autres s’amusent…

Vitrification 3 couches, puis protection et on passe à la suite.

Détail du joint bateau après vitrification.

En parallèle, j’ai revu la structure autour de la douche, en carreaux de plâtre hydrofuge, puis accrochage (orange) puis étanchéité (vert)

L’idée est double :

Revenir à une largeur de 120, qui correspond à un bac à douche standard, et encaisser les tuyaux du chauffage qui passent par là.

Ensuite, je prépare l’évacuation pour qu’elle arrive au bon endroit dans les 3 dimensions.

Pour la beauté du geste, je reconstitue le plancher. L’évacuation de l’ancien bac était plus au centre de la piece.

Test de la mise en place : validé.

Mise en place d’un placo dans la partie haute. La qualité du mur n’est pas bonne et deux poutres en bois font que le mur ne restera pas beau très longtemps. Avec la vapeur d’eau en plus, il est plus sage de perdre 13mm !

Au dessus de la porte, l’électricien avait laissé une boite électrique accessible, je l’ai déplacée dans le grenier, rassurez vous, elle est toujours accessible.

A partir de là, ça va assez vite, les prérequis sont terminés.

Je pose la structure du toilette suspendu :

Puis habillage en placo resistant à l’eau, enfin, découpe de ce qui dépasse avec l’outil magique (Multimaster Fein).

Visite du chantier par le paternel, je me fais épingler sur le flexible qui ne sera pas accessible. Je fabrique donc un raccord pour éviter le problème de longévité des flexibles :

Pose « en vrai » du bac à douche, avec une ruse : pour éviter d’écraser la colle en posant le bac qui fait son poids, j’ai posé des barres métalliques. Une fois le bac au bon endroit, j’ai retiré les barres et hop, le bac a écrasé la colle.

Un petit test pour vérifier que l’évacuation est ok, ça marche !

On décide de faire la peinture du plafond et des murs avant de procéder à la suite.

Mat au plafond, satiné sur les murs. Les photos correspondent à la fin de la première couche. on en a fait 3 !

C’est parti pour la faïence :

A gauche, la colle, le sceau, le mélangeur, de l’eau et des gants
A droite, la machine pour scier les carreaux sans trop de poussière grâce à un flux d’eau continu. (d’où la protection…)

A deux, ça avance assez rapidement, je découpe, madame encolle et pose.

Les carreaux font 30 x 60, donc double encollage.

Passé une certaine heure, plus de bruit, alors montage du meuble :

oui, parce qu’une fois qu’on est parti, on est à fond, en mode Rush !

Nous apportons une attention toute particulière à la pente et à la position des baguettes d’angles pour éviter l’accumulation d’eau.

Installation de 4 prises d’électricité. l’objectif est d’éviter la prise multiple. J’ai corrigé plus tard, mais je le dis ici en texte : il faut poser la boite électrique après la faience, sinon, les vis ne sont pas assez longues pour accrocher les prises.

Sur cette photo, on voit le laser, mon fidèle compagnon, pour la pose de la faience !

Toujours doubler les prises de courant, surtout dans les cuisines. Vous imaginez un besoin de 2, mettez 4 !

On termine la pose de la faience par le toilette suspendu.

Utilisation du niveau laser pour poser ce carreau horizontal dans les deux dimensions, c’est toujours magique !

J’ai eu de la chance sur cette salle d’eau, toutes les découpes d’électricité ou de plomberie se sont placées sur un bord de carreau !

Finalisation de l’électricité

Je suis dans une phase « Elon Musk », donc une petite photo clin d’œil s’impose !

Et à ce moment là, c’est effet Aha (private joke !), tout s’accélère. Pose de la robinetterie, la porte de douche, le miroir, le meuble lavabo et le toilette, le tout en un we.

Pour cette salle d’eau, je n’ai pas mis de dépression vers le grenier. J’ai donc acheté un « Anti-vide« , ce n’est rien d’autre qu’un clapet anti retour permettant à de l’air de rentrer, mais pas de sortir (sinon, ça pu).

Donc quand vous tirez la chasse d’eau, l’eau est remplacée par de l’air qui vient de là, et les siphons ne sont pas siphonnés… Je ne sais pas si je suis très clair.

Voici un logigramme permettant de comprendre :

Après avoir réinstallé le radiateur sèche serviette, j’ai pris le temps de faire un coffrage cache tuyaux :

Et une vidéo sur son montage, vidéo digne de Spielberg !

Le tasseau fixé au parquet permettra de visser le coffrage dans la partie basse.

Encore un meuble haut à droite en entrant, trois patères derrière la porte et c’est terminé !

Coût : 1 800€

Temps : une douzaine de jours répartis sur un mois

La porte-fenêtre du salon et ses rideaux, la main sur la vanne de l'étagère steampunk

Pourquoi, et surtout comment, connecter ses rideaux

En 2019, l’article sur l’étagère steampunk se terminait par un « reste à faire » : « exploiter la vanne… ». J’avais même passé un câble électrique dans les tuyaux « pour permettre une commande future à partir de la fameuse vanne ».

Trois ans plus tard, voici la commande future : la vanne ouvre et ferme les rideaux du salon.

L'étagère steampunk sur le mur bleu, la vanne rouge sur le tuyau du bas

Ce projet a d’abord été une présentation « fun » devant mes collègues de Lucca, avec un programme ambitieux : la méthode du double diamant, la différence entre les stratégies pull et push, un schéma d’architecture, quelques conseils pour prendre soin de son couple, la sobriété énergétique et, pour finir, quasi sauver le monde. Je reprends ici le même chemin.

Déformation professionnelle oblige, on suit le double diamant : d’abord explorer le problème, ensuite seulement chercher la solution.

Le schéma du double diamant : découvrir, définir, développer, délivrer

Plantons le décor : l’espace du problème

Le salon a une grande porte-fenêtre qui donne sur la rue. Le matin, rideaux fermés, on vit dans le noir :

Le salon dans la pénombre à 8h du matin, rideaux fermés, un filet de lumière entre les deux pans

En journée, une fois les rideaux ouverts, la fenêtre se reflète dans la TV :

La TV éteinte dans laquelle se reflète la porte-fenêtre

Rideaux ouverts ou fermés, la différence se voit tout de suite quand la TV est allumée :

Et le soir, vu de la rue, tout le quartier profite du programme à travers le voilage :

La fenêtre du salon vue de la rue, l'écran de la TV visible à travers le voilage

Le cahier des charges tient en quatre lignes :

  • ouvrir les rideaux au lever du soleil ;
  • les fermer à la tombée de la nuit ;
  • pouvoir les commander avec la vanne de l’étagère ;
  • les fermer quand on allume la TV.

Au départ, rien ne fonctionne :

Les quatre critères (soleil, nuit, vanne, TV), tous barrés d'une croix rouge

Comment connecter ses rideaux : l’espace de la solution

Étape 1 : des robots sur la tringle

Plutôt que de changer de rideaux ou de poser une tringle motorisée, j’ai choisi des SwitchBot Curtain : un petit robot qui s’accroche sur la tringle existante et tire le rideau. Il en faut un par pan de rideau : deux dans le salon TV, et deux dans l’autre salon.

La boîte du SwitchBot Curtain et le robot qui s'accroche à la tringle

Les robots communiquent en Bluetooth avec un petit hub, relié à Internet. L’application SwitchBot gère le lever et le coucher du soleil, et l’intégration Google Home permet de dire « OK Google, ferme les rideaux ».

Étape 1 : les rideaux SwitchBot, leur hub et Internet ; le soleil et la nuit passent au vert

Et surtout, le fonctionnement analogique est conservé : on peut toujours tirer le rideau à la main.

Étape 2 : la vanne

Place à la vanne steampunk, celle qui fonctionne comme un interrupteur. Son contact est relié à un GPIO (une broche d’entrée/sortie) d’un Raspberry Pi. Quand on tourne la vanne, un script Python sur le Raspberry Pi appelle l’API de SwitchBot.

La vanne fonctionne comme un interrupteur va-et-vient : on la tourne, et on obtient l’inverse de l’état actuel. Rideaux fermés, ils s’ouvrent ; rideaux ouverts, ils se ferment. Peu importe que la dernière manœuvre vienne du soleil, de Google ou de la vanne.

Étape 2 : un Raspberry Pi relié à la vanne rejoint l'architecture ; la vanne passe au vert

Côté code, je l’avoue, la version de 2022 était… artisanale : le script de la vanne relançait la commande des rideaux toutes les demi-secondes tant que la vanne restait ouverte ! Voici une version remise au propre pour l’article.

D’abord, un petit module commun qui parle à l’API SwitchBot. Le jeton et la clé secrète se trouvent dans l’application SwitchBot (Profil, Préférences, Options développeur), et chaque appel est signé :

switchbot.pyRaspberry Pi / Python
"""Commande des rideaux SwitchBot par l'API officielle (v1.1)."""
import base64
import hashlib
import hmac
import os
import time
import uuid

import requests

API = "https://api.switch-bot.com/v1.1"
# Jeton et clé secrète : appli SwitchBot > Profil > Préférences > Options développeur
TOKEN = os.environ["SWITCHBOT_TOKEN"]
SECRET = os.environ["SWITCHBOT_SECRET"]
# Identifiants des robots du salon, séparés par des virgules
RIDEAUX = os.environ["SWITCHBOT_RIDEAUX"].split(",")


def entetes():
    """Chaque appel est signé : HMAC-SHA256 du jeton, de l'heure et d'un nombre aléatoire."""
    t = str(int(time.time() * 1000))
    nonce = uuid.uuid4().hex
    message = f"{TOKEN}{t}{nonce}".encode()
    signature = hmac.new(SECRET.encode(), message, hashlib.sha256).digest()
    return {"Authorization": TOKEN, "sign": base64.b64encode(signature).decode(),
            "t": t, "nonce": nonce, "Content-Type": "application/json; charset=utf8"}


def appel(methode, chemin, **options):
    r = requests.request(methode, API + chemin, headers=entetes(), timeout=10, **options)
    r.raise_for_status()
    reponse = r.json()
    if reponse.get("statusCode") != 100:  # 100 = succès pour SwitchBot
        raise RuntimeError(f"SwitchBot a refusé : {reponse}")
    return reponse.get("body", {})


def position():
    """Position du premier rideau : 0 = ouvert, 100 = fermé."""
    return appel("GET", f"/devices/{RIDEAUX[0]}/status")["slidePosition"]


def commande(ordre):
    for rideau in RIDEAUX:
        appel("POST", f"/devices/{rideau}/commands",
              json={"command": ordre, "parameter": "default", "commandType": "command"})


def ouvrir():
    commande("turnOn")


def fermer():
    commande("turnOff")


def basculer():
    """L'inverse de l'état actuel : plutôt fermé, on ouvre ; plutôt ouvert, on ferme."""
    if position() > 50:
        ouvrir()
    else:
        fermer()

Puis la lecture de la vanne. Le script ne réagit qu’au changement de position, une seule fois, et ignore les rebonds du contact (un contact mécanique « rebondit » quelques millisecondes en s’ouvrant ou en se fermant) :

vanne.pyRaspberry Pi / Python
"""La vanne de l'étagère steampunk : chaque manœuvre inverse l'état des rideaux."""
import time

import RPi.GPIO as GPIO

import switchbot

BROCHE = 4  # GPIO4 : le contact de la vanne le relie au 3,3 V

GPIO.setmode(GPIO.BCM)
GPIO.setup(BROCHE, GPIO.IN, pull_up_down=GPIO.PUD_DOWN)  # au repos, l'entrée est tirée à 0


def lecture_stable():
    """Deux lectures identiques à 50 ms d'écart : on ignore les rebonds du contact."""
    while True:
        valeur = GPIO.input(BROCHE)
        time.sleep(0.05)
        if GPIO.input(BROCHE) == valeur:
            return valeur


try:
    etat = lecture_stable()
    while True:
        nouvel_etat = lecture_stable()
        if nouvel_etat != etat:  # la vanne a bougé, peu importe dans quel sens
            etat = nouvel_etat
            try:
                switchbot.basculer()
            except Exception as erreur:  # réseau ou API indisponible : on réessaiera
                print("Échec de la commande :", erreur)
        time.sleep(0.1)
finally:
    GPIO.cleanup()

Étape 3 : la TV

Dernier critère, la TV. Quand on l’allume, les rideaux se ferment : plus de reflet dans l’écran, et plus de spectacle pour les passants.

Pour savoir si la TV est allumée, un second script Python interroge en permanence son adresse IP, plus précisément sa page de description réseau, qui ne répond que lorsque la TV est allumée. Tant qu’elle ne répond pas, la TV est éteinte ; dès qu’elle répond, on ferme. C’est ce qu’on appelle du polling : le script va chercher l’information lui-même, en boucle (une stratégie « pull »). L’inverse, une stratégie push, serait que la TV prévienne elle-même qu’elle vient de s’allumer. Mais à ce moment-là, la TV ne proposait tout simplement pas cette possibilité : le polling était la seule option.

Étape 3 : la Freebox et la TV complètent le schéma ; les quatre critères sont au vert

Deux démonstrations, la TV qu’on allume et les rideaux qui se ferment :

Le script de la TV, lui aussi remis au propre. Il ne ferme les rideaux qu’au moment où la TV passe d’éteinte à allumée, et attend deux réponses identiques avant de conclure, pour éviter les fausses alertes :

tv.pyRaspberry Pi / Python
"""Ferme les rideaux quand la TV s'allume, par polling de son adresse IP."""
import time

import requests

import switchbot

# Adresse IP de la TV : sa page de description (UPnP) ne répond que TV allumée
URL_TV = "http://192.168.1.6:54243/device.xml"
INTERVALLE = 2     # secondes entre deux interrogations
CONFIRMATIONS = 2  # réponses identiques à la suite avant de changer d'avis


def tv_allumee(session):
    try:
        return session.get(URL_TV, timeout=2).status_code == 200
    except requests.RequestException:
        return False


session = requests.Session()
allumee = tv_allumee(session)
compteur = 0
while True:
    mesure = tv_allumee(session)
    compteur = compteur + 1 if mesure != allumee else 0
    if compteur >= CONFIRMATIONS:  # changement d'état confirmé
        allumee, compteur = mesure, 0
        print("TV allumée" if allumee else "TV éteinte")
        if allumee:
            try:
                switchbot.fermer()
            except Exception as erreur:
                print("Échec de la commande :", erreur)
    time.sleep(INTERVALLE)

Enfin, pour que les deux scripts démarrent avec le Raspberry Pi et redémarrent en cas de plantage, un service systemd chacun (à la place du cron et du tmux de l’époque). Le jeton et la clé SwitchBot sont rangés dans un fichier switchbot.env à part, qu’on ne publie jamais :

rideaux-vanne.servicesystemd
# /etc/systemd/system/rideaux-vanne.service (idem rideaux-tv.service avec tv.py)
[Unit]
Description=Rideaux : lecture de la vanne
After=network-online.target
Wants=network-online.target

[Service]
WorkingDirectory=/home/pi/rideaux
EnvironmentFile=/home/pi/rideaux/switchbot.env
ExecStart=/usr/bin/python3 vanne.py
Restart=always

[Install]
WantedBy=multi-user.target

Puis sudo systemctl enable --now rideaux-vanne rideaux-tv, et c’est parti.

Bingo !

Le programme est rempli :

  • la méthode du double diamant : c’est fait ;
  • la différence entre pull et push : le polling de la TV ;
  • un schéma d’architecture : il est juste au-dessus ;
  • un conseil pour prendre soin de son couple : garder des boutons, mécaniques ou analogiques. Tout le monde n’a pas envie de sortir son téléphone ou de parler à une enceinte pour ouvrir un rideau. Tirer le rideau à la main, ça marche toujours ;
  • la sobriété énergétique : des rideaux fermés au coucher du soleil gardent la chaleur l’hiver, et protègent du soleil l’été. Les plantes, elles, profitent de la lumière dès le lever du jour ;
  • quasi sauver le monde : on n’en est pas loin, non ?

[Mise à jour 2026] Les rideaux connectés fonctionnent toujours ! À l’époque, ni Home Assistant ni SmartThings ne tournaient à la maison : tout reposait sur le script Python. Depuis, le déclenchement par la TV est d’abord passé par SmartThings, l’application de la TV, avec une routine « Fermer rideaux TV » : si la TV du salon s’allume entre le lever et le coucher du soleil, alors on ferme les rideaux. La nuit, inutile : ils sont déjà fermés depuis le coucher du soleil.

La routine SmartThings « Fermer rideaux TV » : si la TV 65 pouces OLED du salon est allumée entre le lever et le coucher du soleil, alors fermer le store Salon TV

Puis l’ensemble a rejoint Home Assistant. Aujourd’hui, tout tient dans une seule automatisation, « Rideaux salon TV » : quatre déclencheurs à gauche (le lever du soleil, le coucher du soleil, l’allumage de la TV et son extinction), un aiguillage, puis quatre branches qui ouvrent ou ferment les rideaux. Voici sa trace d’exécution du 5 octobre 2026, avec en surbrillance le chemin suivi jusqu’à l’action « Fermer l’ouvrant » :

Trace d'exécution de l'automatisation Home Assistant « Rideaux salon TV » : quatre déclencheurs, un aiguillage, et l'action Fermer l'ouvrant sur le salon TV

Dans l’autre salon, c’est le même principe avec le vidéoprojecteur : on l’allume, les rideaux se ferment… et en prime, le ruban LED caché dans la corniche s’éteint. Mais ça, c’est une autre histoire, et ce sera le sujet du prochain article !

Conception et réalisation d’une salle d’eau de 4m² compatible PMR

Cahier des charges :

  1. Remplacer le toilette du RdC qui est devenu un couloir
  2. Ajouter une douche à l’italienne accessible PMR (Personne à Mobilité Réduite)

Contexte :

Nous sommes dans une extension de la maison, derrière un garage. On part de très très loin. La pièce, une fois décloisonnée, fait 1,8m x 2,2m.

La pièce est aveugle (donc sans fenêtre).

On a eu la surprise de tomber sur l’ancien toit ! Sur la photo ci dessous, vous avez donc la faience qui montait jusqu’au plafond de l’ancienne salle d’eau, à 1,80m, puis le toit quand cette pièce était un chiotte extérieur, puis le nouveau toit.

Et encore mieux ! Sur la photo ci dessous, vous verrez que la nouvelle charpente est posée sur un rang de parpaing qui sont posés sur … un chevron…

Du coup, on a dû ajouter une étape consolidation de la charpente dans le trello !

Plan avant :

Plan après :

A gauche, une arrière cuisine, qui n’est pas l’objet de cet article, à droite, la fameuse salle d’eau, composée de gauche à droite, d’un lavabo, d’une douche 80×120 à l’italienne, un toilette suspendu et d’un radiateur mixte sèche serviettes. En en amont, une porte coulissante à galandage de 900. Pour l’éclairage, on a posé un hublot Velux, hyper efficace.

Voici les deux plus anciennes photos du toilette et de la salle de bain.

Le toilette
La cabine de douche

La destruction commence. Thomas en action !

Voici un avant goût de la salle d’eau terminée pour vous donner envie d’aller au bout de l’article !

Phase 1 : la destruction

Destruction des deux murs, du lambris cache misère qui recouvrait tous les murs, du plafond et du coup du toit surprise.

En ce début de confinement, la future salle de bain s’est transformée en scène de guerre !

Titouan et Nolwenn à l’oeuvre !

Donc pendant 2 semaines, on s’enfonce dans le bazar, les visites de chantier sont plus inquiétantes chaque jour, puis… vient le temps des tours à la déchetterie !

Phase 2 : la consolidation

Une fois le problème de support de charpente identifié, il a fallu agir.

Étayer, supprimer le chevron et son mur de parpaing puis construire un complément de mur.

Phase 3 : préparation du sol et des murs, arrivées d’eau et évacuations

Le toilette d’avant était plutôt récent, mais basé sur une ancienne évacuation à la turque, donc centrale. C’est ce qui explique, pour moi, la position du toilette à 50cm du fond de la pièce.

Nous avions décidé, lors d’une réunion de conception, d’exploiter cet espace perdu (!). De plus, il faut prévoir l’évacuation de la douche ainsi que l’évier de l’arrière cuisine et du lavabo.

Re-scène de guerre !

Comme d’hab, à chaque fois que je fais un trou dans une maison, je tombe sur des restes de bouteilles de verre !

Re-dechetterie…

Alimentation EF pour les toilettes

Rebouchage

Je partais sur un receveur à carreler, mais je n’étais pas satisfait de l’intégration. Je suis donc parti sur un façonnage perso.

Pour réaliser la pente, j’ai utilisé des tiges aluminium pour dessiner des lignes diagonales entre les coins du receveur et les coins de l’évacuation.

Quand on fait une salle de bain avec une porte de douche et de la faïence, il est important d’avoir des murs plans et verticaux. Du coup, j’ai corrigé le bas des murs qui bavent de 4cm.

puis rebétonnage

Délimitation du bac : 80×120.

Façonnage du receveur en béton avec un produit d’étanchéité.

Tiens, Thomas ?? alors qu’on construit !

On ne se rend pas compte, mais j’ai 2cm de pente

Réalisation d’un linteau en famille. Et oui, certains vont se balader, d’autres voyagent, et bah nous, on fait du béton !

Linteau non conventionnel, réalisé dans l’épaisseur d’un parpaing
Erwan à la préparation du coffrage
Titouan au remplissage
Titouan et Thomas au béton

Après décoffrage
Après suppression du linteau du dessous

Réalisation du jambage

Phase 4 : les choix

Faïence

Phase 5 : la plomberie

Une salle d’eau, ça reste un travail de plomberie.

Piquages eau chaude, eau froide et chauffage (A/R)

Conduites chauffage :

Purgeurs automatiques sur le départ et le retour du chauffage, au niveau des points hauts.
Jonction entre le nouveau et le réseau existant.

On est dans l’arrière cuisine, mais on peut voir les alimentations suivantes :
– EF toilette
– EF / EC douche
– EF / EC lavabo

Pour compenser les différences de niveau, j’ai appliqué un ragréage au sol.

Phase 6 : Installation du toilette

On est parti sur un toilette suspendu pour permettre de poser de la faïence partout et masque la dépression (tuyau visible à droite de la photo qui a pour fonction de remplacer l’eau, envoyée par la chasse d’eau, par de l’air sans passer par la case douche ou lavabo (glouglou)).

Habillage placo de la structure du toilette.

Phase 7 : étanchéité de la douche

Pour garantir l’étanchéité de la douche, surtout quand elle est à l’italienne sans bac, on applique une couche d’accroche (rouge) et une couche d’étanchéité (verte) au support avant de coller la faïence ou la mosaïque.

Phase 8 : installation du hublot Velux et du faux plafond

Dans l’ordre des choses, on aurait du mettre en place ce puits de lumière en phase 3, mais le confinement est passé par là et le hublot Velux était coincé en usine.

Premièrement, modification de la charpente appelée chevêtre.

La toiture de cette extension est composée de voliges et de shingle

vue de l’intérieur

Préparation du faux plafond

Fixation des plaques et pose de la laine de verre au fur et à mesure.

Bandes

Peinture

Installation de la trappe de visite et du hublot final

Phase 9 : électricité

L’électricité était dans le même état que le reste, moyenâgeuse…

J’ai placé une boite électrique au niveau des purgeurs, ainsi, via la trappe de visite, j’accède à tout.

Phase 10 : carrelage

On a choisi des grands carreaux 60×60. Pas évident à poser, par contre, c’est rapide ! Et de la mosaïque sur la partie douche, pour absorber la pente.

Application des joints

Protection du carrelage avant d’attaquer la faïence

Phase 11 : porte coulissante à galandage

Avec l’approche PMR, on a choisi une porte à galandage qui permet de faire disparaître la porte, et on a aussi choisi une ouverture de 900mm. Le jour de l’installation, on s’est rendu compte que ca ne rentrait pas…

Du coup, marteau piqueur !

On peut maintenant assembler la structure de la porte et la fixer, tout juste…

Le rayon de soleil par le hublot… magnifique !

installation du placo à l’extérieur. J’attends la porte pour plaquer l’intérieur

Phase 12 : faïence

On a commencé la faïence par le toilette en pensant le passer en production avant la fin de la salle de bain, mais en pratique, ce n’est pas évident.

Faïence avec Erwan

Après une visite de chantier, une idée a popé : réaliser une niche pour les savons et les shampoings

Aussitôt dit, aussitôt faite !

Elle fait la taille d’un carreau en hauteur et est placée pile dans l’alignement, « à la Thireau ! » (private joke).

traitement étanchéité de la niche

Mon compagnon fidèle de la faïence : le niveau laser !

Après avoir soigné l’étanchéité, j’ai fait en sorte que la pente soit bonne et qu’aucune retenue d’eau soit possible

Nouvel outil à vous présenter : une scie cloche sur la meuleuse : on a le combo : puissance de la meuleuse et la possibilité de faire des trous.

Un vrai gain de temps sur toutes les découpes intérieures de faïence.

Une tentative de panoramique…

Phase 13 : les accessoires

Une phase super sympathique : le montage de la robinetterie et des meubles. ça sent la fin !

Si je peux vous donner un conseil : Hans-Grohe ! et c’est même pas sponsorisé 😉 Vous voyez la différence à l’installation, à l’utilisation et surtout au bout de trois ans !

Première mise en eau, jouissif ! Je ne regrette pas les tuyaux cuivre de diamètre 16mm !

Meuble vasque avec deux tiroirs
Porte de douche qui coûte un oeil !
sèche serviette mixte

J’ai ajouté une radio étanche dans la niche : gros gros succès !

En conclusion, un beau chantier complet qui nous a accompagné pendant tout le confinement.